Le scénario semblait idéal pour Arsenal, mais la soirée s’est transformée en une épreuve de résistance nerveuse. Alors que les Gunners avaient l’occasion de reprendre six points d’avance sur Manchester City en tête de la Premier League, ils ont dû se contenter d’un match nul (1-1) sur la pelouse de Brentford. Plus que le résultat comptable, c’est la physionomie de la fin de rencontre qui a marqué les esprits, poussant l’entraîneur des visiteurs à admettre son impuissance face à une stratégie adverse dévastatrice.
Tout avait pourtant bien commencé pour les hommes de Mikel Arteta. À l’heure de jeu, Noni Madueke pensait avoir fait le plus dur en ouvrant le score de la tête (61e). Mais cet avantage n’a tenu que dix minutes. Sur une longue touche, une spécialité locale, Keane Lewis-Potter a remis les deux équipes à égalité, punissant une défense d’Arsenal soudainement fébrile. Ce but a marqué le début d’une séquence de « chaos » décrite par le technicien espagnol.
Selon nos informations recueillies via PLZ Soccer, Mikel Arteta a reconnu avoir fini la rencontre en priant pour ne pas subir une défaite tardive. « Nous avons marqué et le match était sous contrôle total », a expliqué l’entraîneur en conférence de presse. « Mais contre eux, cela ne suffit pas. Il suffit d’une faute inutile, d’un ballon dans le couloir, d’une touche, et là, vous devez prier parce qu’ils sont exceptionnels dans ce qu’ils font. »
Le manager des Gunners a insisté sur la difficulté de défendre face au style direct des Bees, notamment sur les phases arrêtées. « Le chaos qui règne dans et autour de ce ballon est très, très difficile à défendre. Nous avions dit aux joueurs : ‘Si vous voulez gagner ici, vous allez devoir défendre la surface avec votre vie’. Nous ne l’avons pas fait sur l’une des actions. »
L’issue aurait pu être encore plus dramatique pour le leader du championnat. Outre les occasions franches de Brentford en fin de match, une décision arbitrale a retenu l’attention. Le défenseur brésilien Gabriel a échappé à un second carton jaune après un tacle en retard sur l’international burkinabè Dango Ouattara à la 82e minute. Une clémence qui a provoqué l’incompréhension du camp adverse. « Je pensais que c’était un deuxième jaune », a déploré Keith Andrews, le coach de Brentford. « C’était une performance pleine de courage et de personnalité. Dans les derniers instants, nous étions l’équipe la plus susceptible de l’emporter. »
Ce partage des points permet à Manchester City de rester au contact. Alors que l’écart se resserre, Arteta refuse de céder à la panique concernant la dynamique du titre. « Si nous avions perdu contre Newcastle, nous aurions été à huit points de Liverpool en octobre. Il y a beaucoup de ‘si’ sur 10 mois de compétition », a-t-il tempéré, rappelant que son équipe devra encore se rendre à l’Etihad Stadium en avril.
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