S’il fait aujourd’hui les beaux jours de Galatasaray en Süper Lig turque, Victor Osimhen garde un souvenir amer de ses derniers mois en Italie. L’attaquant nigérian, grand artisan du Scudetto 2023, est revenu sur les coulisses houleuses de son départ de Naples, évoquant sans détour un sentiment d’humiliation et une promesse non tenue par sa direction.
L’histoire d’amour entre le buteur des Super Eagles et le Napoli s’est terminée dans la douleur. Alors qu’il avait porté le club vers un titre historique lors de la saison 2022-2023 en finissant meilleur buteur du championnat, la relation s’est dégradée l’année suivante. Selon des propos relayés par notre confrère *Complete Sports*, citant *Football Italia*, le joueur de 27 ans estime avoir été victime d’un manque de respect flagrant de la part de l’institution parthénopéenne.
Au cœur du conflit réside un engagement moral pris lors de sa prolongation de contrat en décembre 2023. « Nous avions un gentleman’s agreement selon lequel je pourrais partir l’été suivant, mais l’engagement n’a pas été totalement respecté de l’autre côté », explique l’ancien Lillois. La gestion de son transfert par la direction napolitaine a laissé des traces profondes chez le joueur, qui utilise des mots très durs pour décrire sa situation : « Ils ont essayé de m’envoyer n’importe où pour jouer, mais ils m’ont traité comme un chien. »
L’attaquant refuse l’étiquette de simple actif financier déplaçable à l’envie. « Va ici, va là-bas, fais ceci, fais cela… J’ai travaillé si dur pour construire ma carrière, et je ne pouvais pas accepter ce genre de traitement. Je ne suis pas une marionnette », a-t-il martelé.
**L’appel inattendu de Turin**
Au-delà du conflit relationnel, Victor Osimhen a confirmé une information majeure concernant son mercato : l’intérêt concret de la Juventus, rival historique du Napoli. Avant que les négociations avec Galatasaray ne s’accélèrent pour son transfert définitif estimé à 75 millions d’euros, le directeur sportif de la Vieille Dame, Cristiano Giuntoli — celui-là même qui l’avait fait venir à Naples —, a tenté une approche.
« Oui, j’aurais pu être dans deux autres grands clubs de Serie A aujourd’hui », confie le Nigérian. « Giuntoli m’a appelé pour m’emmener à la Juve. » Une sollicitation que le joueur n’a pas rejetée d’emblée, malgré la rivalité volcanique entre les deux clubs. « Quand la Juventus appelle, peu importe le contexte, vous vous asseyez et vous écoutez. »
L’opération ne s’est toutefois pas concrétisée, Osimhen étant conscient de la barrière infranchissable que représentait son président, Aurelio De Laurentiis. « Ils ont montré de l’intérêt, mais je savais qu’il [De Laurentiis] ne me laisserait pas partir », précise-t-il, faisant allusion à la réticence du patron napolitain à renforcer un concurrent direct.
Depuis cet épisode, Victor Osimhen a tourné la page en Turquie. Sous les ordres d’Okan Buruk, il affiche des statistiques de premier plan avec 15 buts et 3 passes décisives en 22 apparitions, portant Galatasaray dans sa quête d’un quatrième titre consécutif.
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