Battue en finale mais sacrée mardi : le nouveau classement BWF propulse cette Nigériane sur le toit du monde

L’histoire retiendra la médaille, mais les statistiques retiendront surtout la conséquence arithmétique. Alors que les Championnats du monde de para-badminton viennent de se clore à Bahreïn, la mise à jour hebdomadaire de la hiérarchie mondiale a réservé une consécration majeure au sport nigérian. Une ascension fulgurante qui vient récompenser une régularité à toute épreuve, malgré une dernière marche manquée lors de la finale.

C’est un changement de pouvoir acté ce mardi 17 février par la Fédération mondiale de badminton (BWF). Eniola Bolaji s’installe officiellement sur le trône de la catégorie féminine SL3. La para-badiste nigériane détrône l’Indonésienne Qonitah Ikhtiar Syakuroh, qui occupait jusqu’ici le sommet du classement. Cette prise de pouvoir fait suite à un parcours remarquable lors des Championnats du monde 2026 organisés au New Capital Hall de Bahreïn.

Si l’or lui a échappé le 14 février dernier face à la Japonaise Shino Kawai, victorieuse en deux sets (21-12, 21-17), la performance de Bolaji reste inédite pour le continent. En décrochant l’argent, elle est devenue la première athlète africaine à atteindre ce niveau de compétition dans un tournoi mondial de para-badminton. Ce résultat, combiné à sa victoire lors de l’Open international d’Égypte en janvier où elle avait défendu son titre avec succès, lui permet aujourd’hui de dominer le classement mondial.

« La plus grande nouvelle de l’année »

Cette consécration valide la stratégie de la Fédération nigériane de badminton. Selon des propos relayés par nos confrères de Complete Sports, le président de l’instance, Francis Orbih, ne cache pas sa satisfaction devant cette trajectoire rectiligne. « C’est la plus grande nouvelle de l’année. Eniola Bolaji revendique la place de numéro 1 mondiale après sa participation aux Jeux Paralympiques de 2024. Elle aurait probablement atteint cette position plus tôt si elle avait participé à plus de tournois l’année dernière », a-t-il précisé.

Le dirigeant souligne également la stabilité retrouvée de l’athlète depuis la saison dernière, une dynamique qui porte ses fruits en ce début d’année 2026. Francis Orbih insiste sur l’importance de l’environnement autour de la joueuse, citant notamment le soutien de la Commission nationale des sports, du gouvernement de l’État d’Abia et de partenaires privés comme GIG Logistics.

Malgré la défaite en finale face à la numéro 7 mondiale japonaise, la fédération nigériane préfère retenir la portée historique de l’événement. « Je sais que beaucoup de Nigérians s’attendaient à une autre médaille d’or, mais nous devons reconnaître que d’autres joueuses sont tout aussi déterminées », a tempéré le président Orbih, assurant que l’instance continuera de fournir les ressources nécessaires pour maintenir Eniola Bolaji au sommet de sa discipline.

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