La course au sommet de la Betway Premiership impose un rythme effréné aux prétendants, et la moindre fausse note peut modifier la perception d’une saison. Alors qu’AmaZulu avait l’opportunité de s’emparer des commandes du championnat mardi dernier, la défaite concédée face aux Orlando Pirates a rappelé la fragilité du classement. Dans ce contexte de haute exigence, où chaque point compte pour satisfaire les ambitions de la direction, l’entraîneur du club a choisi une voie de communication décalée pour évoquer ses objectifs comptables.
L’enjeu était de taille au stade Moses Mabhida. Une victoire aurait propulsé les Usuthu au sommet du classement, devançant les Mamelodi Sundowns et leurs adversaires du soir. Au lieu de cela, le revers a maintenu l’équipe à la quatrième place avec 30 points après 17 journées, laissant les Pirates prendre le large. Cette position reste pourtant cruciale : le président du club, Sandile Zungu, a fixé un mandat clair et impératif à son staff technique, exigeant une place finale dans le quatuor de tête.
C’est précisément cette obsession du résultat qui a conduit Arthur Zwane à manier l’ironie lors de sa dernière conférence de presse. Plutôt que de s’attarder sur la déception de la défaite, le technicien a préféré plaisanter sur la manière la plus sûre de garantir l’objectif présidentiel : arrêter le temps. « Au moment où je vous parle, je souhaiterais que la saison se termine maintenant », a-t-il lancé dans un sourire, rapporté par nos confrères de Sportswire.
Cette déclaration, bien que formulée sur le ton de la plaisanterie, traduit la tension inhérente à la course au maintien dans le haut du tableau. « Nous allons bien. La saison peut s’arrêter maintenant, tant que personne ne se rapproche de nous », a ajouté l’ancien ailier, provoquant l’hilarité des journalistes présents avant le déplacement prévu contre Polokwane City en Nedbank Cup.
Arrivé sur le banc le 25 février de l’année dernière, Zwane s’apprête à célébrer sa première année à la tête de l’équipe. Il a profité de cette tribune pour rappeler que la stratégie du club dépasse la simple lecture comptable immédiate. « Les gens de l’extérieur ne connaissent pas ce plan ; ils regardent juste pour voir si ça marche ou non. Jusqu’ici, je pense que les choses vont bien », a-t-il analysé, soulignant que la pression sera toujours une composante naturelle pour une institution de l’envergure d’AmaZulu.
Au-delà de l’objectif comptable, le coach a insisté sur l’identité de son effectif. S’il ne ferme pas la porte aux talents extérieurs, il a rappelé l’importance de s’appuyer sur le vivier local du KwaZulu-Natal pour consolider la base de supporters, évoquant avec nostalgie l’équipe de 1992 victorieuse en finale de la Coca-Cola Cup. « Charité bien ordonnée commence par soi-même », a-t-il conclu, réaffirmant sa volonté de bâtir une équipe capable de s’inscrire dans la durée, même si, pour l’heure, il se contenterait volontiers de figer le classement actuel.


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