Le déplacement des DHL Stormers sur la rade toulonnaise dépasse le simple cadre strictement sportif. Alors que la franchise sud-africaine s’apprête à disputer son huitième de finale de l’Investec Champions Cup ce samedi au Stade Mayol, le contexte particulier qui entoure le club varois a fait réagir au sein de la délégation visiteuse.
Le RC Toulon traverse une période complexe, marquée par une onzième place en Top 14, une série de cinq matchs sans victoire et la récente mise en retrait de son manager Pierre Mignoni. Ce dernier observe une pause de trois semaines après un épisode d’épuisement survenu à l’issue de la défaite contre Clermont le 14 février dernier.
Selon l’agence Sportswire, Rito Hlungwane, l’entraîneur des avants des DHL Stormers, a profité de ce face-à-face imminent pour réclamer un changement radical dans la prise en charge des techniciens. Il exhorte les fédérations et les clubs de rugby à mettre en place des structures de soutien mental solides, adaptées à l’environnement de haute performance où les entraîneurs évoluent.
« C’est un défi massif dans le sport », explique le technicien sud-africain, soulignant que la pression ne s’atténue pas nécessairement avec les bons résultats, le style de jeu étant lui aussi constamment scruté. « C’est une chose de perdre un match et de ressentir la pression, mais parfois vous gagnez et vous ressentez toujours cette pression. Il peut y avoir un bien meilleur soutien pour les entraîneurs dans ce type d’environnement. »
Cette pression inhérente au très haut niveau est exacerbée par les contraintes logistiques, notamment lors des longues tournées hors du continent africain. Rito Hlungwane pointe les sacrifices personnels consentis par l’ensemble des effectifs. Le technicien évoque sa propre situation, dépendant de son épouse pour s’occuper de leurs trois enfants en son absence, et dresse un parallèle direct avec les joueurs de l’effectif.
Des éléments comme Hacjivah Dayimani, Neethling Fouche ou Ruan ont également dû laisser de jeunes enfants en Afrique du Sud pour cette campagne en France. « Toutes ces choses s’accumulent et créent de la pression lorsque vous quittez votre famille », précise l’entraîneur des avants des Stormers, appelant les instances dirigeantes à investir avec le plus grand sérieux dans la santé mentale de tous les acteurs du jeu.


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