Buteur décisif mais relégué sur le banc : l’explication sans détour de David Moyes sur la gestion de Thierno Barry

La victoire d’Everton sur la pelouse de Newcastle (3-2) a relancé les espoirs européens des Toffees, mais elle a surtout mis en lumière les choix tranchés de David Moyes en attaque. Alors que la lutte pour une place continentale s’intensifie, le technicien écossais a dû justifier une décision forte : la titularisation de Beto au détriment de Thierno Barry, pourtant buteur après son entrée en jeu.

Si le tableau d’affichage a validé le coaching de Moyes avec des réalisations de Jarrad Branthwaite, de Beto et de Barry, la hiérarchie offensive a bougé avant le coup d’envoi. Préféré à l’attaquant franco-guinéen pour débuter la rencontre, Beto a répondu présent. Interrogé par Hayters sur ce choix tactique, l’entraîneur d’Everton n’a pas cherché à ménager le suspense, pointant directement un rendement insuffisant de Thierno Barry lors des dernières sorties.

David Moyes a ainsi révélé une certaine déception concernant l’apport global de l’ancien joueur du FC Bâle, au-delà de la simple statistique des buts. « C’est peut-être davantage lié à ce que j’ai vu de Barry », a expliqué le technicien. Pour Moyes, la contribution d’un attaquant ne doit pas se limiter à la finition. « Vous devez jouer et bien faire. Nous acceptons que vous ne marquiez pas toujours, mais vous devez vraiment être performant pour l’équipe : jouer, conserver le ballon, participer au jeu, être créatif. »

Selon le manager, ces ingrédients manquaient récemment dans la palette de Barry. « Nous avons simplement pensé qu’il y avait quelques matchs où il était un peu en dedans, alors nous avons opté pour Beto », a-t-il précisé. Une concurrence qui semble avoir piqué au vif le joueur, auteur du troisième but des siens en fin de match.

Au-delà de cette gestion d’effectif, ces trois points permettent à Everton de regarder vers le haut. David Moyes, qui confie avoir cru à une qualification européenne dès le début de la saison, reste toutefois prudent par superstition. « Chaque fois que je le dis, nous ratons notre coup, alors je vais juste dire que nous pouvons continuer à nous battre dans la première moitié du tableau », a-t-il plaisanté.

L’ancien coach de West Ham s’appuie cependant sur son expérience passée pour y croire. Il rappelle qu’avec les Hammers, l’équipe avait frôlé la relégation avant d’atteindre l’Europe la saison suivante. Une trajectoire qu’il espère reproduire à Goodison Park, fort d’un bilan à l’extérieur qu’il juge « très bon ».

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