Los Angeles s’apprête à devenir, le temps d’un week-end, l’épicentre de la détection mondiale. En marge des festivités du All-Star Game 2026, la NBA et la FIBA ont conjointement levé le voile sur la composition de la 19e édition du camp Basketball Without Borders (BWB). Si quarante prospects issus de vingt-neuf nations sont attendus en Californie pour cet événement majeur, le continent africain y sera représenté par une délégation de jeunes talents déterminés à s’ouvrir les portes de la grande ligue.
Le rendez-vous est fixé du 13 au 15 février 2026 au UCLA Health Training Center. C’est dans ce complexe de haut niveau que les recruteurs et dirigeants des franchises NBA observeront la nouvelle vague de talents internationaux. Comme le rapporte Complete Sports, cette édition revêt une importance particulière pour la formation africaine, qui parvient à placer plusieurs éléments dans cette liste finale très sélective.
Un contingent nigérian et camerounais en tête de file
L’analyse de la liste des participants révèle une présence notable de l’Afrique de l’Ouest. Le Nigeria, terre de basketball par excellence, envoie deux représentants au camp : Obinna Ekezie et Peter Julius. Ils tenteront de confirmer le potentiel détecté par les scouts de la ligue nord-américaine.
Le Cameroun, qui a déjà offert à la NBA des stars comme Joel Embiid ou Pascal Siakam, sera représenté par Franck Belibi. La Côte d’Ivoire ne sera pas en reste avec la convocation de Caleb Ourigou, confirmant la bonne santé de la formation ivoirienne.
D’autres nations du continent voient également leurs efforts de développement récompensés :
– Noah Mohamed El Baze portera les couleurs du Maroc.
– Ramsey Sato représentera la République Centrafricaine.
– Cheickh Niang, bien que listé sous pavillon italien, est mentionné par l’organisation pour ses liens avec le Sénégal.
Une refonte du système de détection
Au-delà de cette liste, la NBA et la FIBA introduisent un changement structurel majeur avec le lancement du programme « BWB Next Up ». Ce nouveau format remplace les camps régionaux traditionnels par deux rassemblements annuels regroupant les 80 meilleurs prospects masculins et féminins hors États-Unis. C’est à l’issue de ces étapes que seront désormais sélectionnés les participants aux camps All-Star.
Brendan McKillop, vice-président associé de la NBA et responsable du basket d’élite, précise que cette réorganisation vise à « renforcer l’expérience compétitive et créer un parcours plus clair » pour les jeunes joueurs internationaux.
L’encadrement technique aux accents africains
Les joueurs sélectionnés bénéficieront d’un encadrement de premier plan, mêlant anciens joueurs NBA et techniciens reconnus. Si les noms de Danilo Gallinari et James Gist figurent parmi les coachs annoncés, l’encadrement administratif du camp aura également une touche africaine. Luca Desta, dirigeant de longue date au sein de la NBA et originaire d’Éthiopie, officiera en tant que l’un des trois directeurs du camp, aux côtés de Patrick Hunt et Chris Ebersole.
Pour ces jeunes athlètes, l’enjeu dépasse le simple stage de perfectionnement. Les statistiques parlent d’elles-mêmes : sur les 135 joueurs internationaux présents dans les effectifs NBA en début de saison, plus de 50 sont passés par le programme BWB, à l’image du Camerounais Pascal Siakam (BWB Africa 2012), aujourd’hui référence chez les Indiana Pacers.

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