Malgré la sévérité du score à Durban, Ben-Jason Dixon s’appuie sur une analyse lucide pour contester la hiérarchie

La défaite concédée le week-end dernier face aux Sharks (30-19) a laissé des traces comptables, mais n’a pas entamé la conviction du vestiaire des Stormers. Alors que la franchise du Cap cherche à rebondir immédiatement après ce revers à Durban, le troisième ligne Ben-Jason Dixon a tenu à nuancer l’impression visuelle laissée par le tableau d’affichage.

Pour l’avant sud-africain, l’écart de onze points ne reflète pas fidèlement la physionomie des débats. Selon des propos relayés par Sportswire, Dixon estime que la distance entre les deux formations est moins importante qu’il n’y paraît. « Nous ne pensons pas être trop loin », assure-t-il, refusant de valider l’idée d’une domination sans partage de l’adversaire, malgré le fait d’avoir été « bien battus » au score.

Cette analyse à froid permet au joueur d’identifier précisément les leviers du redressement. Loin de prôner une révolution tactique, Dixon cible des ajustements techniques spécifiques : la conquête en touche et l’efficacité offensive. « C’est une excellente occasion de corriger les choses que nous avons signalées. Nous voulons réparer les touches et marquer plus d’essais qu’eux », explique-t-il, convaincu que son équipe reste compétitive dans ces secteurs clés.

Sur le plan personnel, cette fin de saison confirme le retour au premier plan du joueur, qui cumule désormais 800 minutes de jeu entre l’United Rugby Championship et l’Investec Champions Cup. Une régularité qu’il attribue à une préparation physique enfin complète, après une campagne précédente tronquée par une blessure au poignet. « Physiquement, je me sens mieux cette saison. L’année dernière, j’avais l’impression d’avoir fait une pré-saison avant la vraie pré-saison », confie-t-il.

L’optimisme de Dixon s’appuie également sur sa complémentarité avec ses partenaires de la troisième ligne, Evan Roos et Paul de Villiers. Il décrit une alchimie où l’énergie de Roos et l’impact défensif de De Villiers lui permettent de « prendre vie » et d’enchaîner les tâches obscures. Cependant, la réalité comptable impose une réaction rapide. Dixon reconnaît que « tous les entraîneurs et les joueurs ressentent la pression » et rappelle le slogan du groupe : « nous sommes tous dans le même bateau ». L’objectif est désormais clair : prouver dès le prochain match que le standard de performance des Stormers est bien supérieur à ce qui a été montré à Durban.


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