Le dossier administratif opposant le Nigeria à la République Démocratique du Congo concernant les qualifications pour le Mondial 2026 n’a toujours pas livré son épilogue. Une lenteur procédurale qui commence à peser lourdement sur la logistique de la sélection, alors que les échéances décisives approchent à grands pas.
L’incertitude règne autour de la sélection nigériane. Au cœur des préoccupations : la plainte déposée par la Fédération nigériane de football (NFF) contre la RD Congo, accusée d’avoir aligné des joueurs inéligibles lors des barrages de qualification pour la Coupe du Monde 2026. Si le recours est formellement entre les mains de l’instance dirigeante du football mondial, l’absence de décision officielle bloque toute projection vers l’avenir immédiat.
**Une planification à l’arrêt**
C’est depuis le Texas, aux États-Unis, que Ben Iroha a exprimé ses craintes. L’ancien défenseur des Super Eagles, vainqueur de la CAN 1994, s’inquiète de l’impact direct de ce délai sur la préparation de l’équipe. Dans un entretien accordé à notre confrère *Complete Sports*, l’ex-international souligne l’urgence du calendrier.
« Il ne reste qu’une semaine avant la fin du mois de février, et nous n’avons toujours pas entendu la FIFA sur une question aussi cruciale », déplore Iroha. L’enjeu est logistique : un barrage intercontinental est programmé pour le mois de mars. Sans verdict, impossible de savoir qui, du Nigeria ou de la RD Congo, doit enclencher sa préparation.
« Nous nous attendions à ce que la FIFA ait déjà rendu son verdict basé sur ses conclusions, afin que l’équipe favorisée puisse commencer à planifier le barrage intercontinental du mois prochain », précise l’ancien latéral gauche. « Aujourd’hui, les Super Eagles sont en suspens. La RD Congo est en suspens. »
**La confiance règne sur le fond du dossier**
Si le timing inquiète, la validité du recours ne semble pas faire de doute aux yeux de l’ancien joueur. Interrogé sur les chances du Nigeria d’obtenir gain de cause, Ben Iroha s’est montré affirmatif, estimant que la démarche de la Fédération n’était pas anodine.
« La FIFA a un ensemble de règles et de procédures concernant les changements de nationalité des joueurs », analyse-t-il pour *Complete Sports*. « La NFF ne s’est pas réveillée un matin pour rédiger une pétition au hasard. Ils ont dû consulter le règlement et vérifier leurs faits correctement. »
Si la décision venait à favoriser le Nigeria, les Super Eagles pourraient disputer ce barrage intercontinental, dernière étape avant de valider une potentielle septième participation à une phase finale de Coupe du Monde, après les éditions de 1994, 1998, 2002, 2010, 2014 et 2018. Pour l’heure, tout reste conditionné au rythme de l’administration zurichoise.
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