Alors que le doute persiste pour le Derby, Mikel Arteta accorde ce privilège rare à son capitaine dans le vestiaire

La course au titre en Premier League ne laisse aucun répit, et la préparation du North London Derby face à Tottenham s’accompagne d’une incertitude majeure pour Arsenal. Alors que les Gunners tentent de maintenir la cadence en tête du classement, la gestion de l’effectif devient un casse-tête pour le staff technique, privé de plusieurs éléments clés. Au centre des préoccupations : la situation physique de Martin Odegaard, dont la saison fragmentée complique les plans de Mikel Arteta pour cette affiche cruciale.

Le technicien espagnol ne cache pas la complexité de la situation. Selon les propos rapportés par Hayters, la disponibilité du capitaine norvégien est « loin d’être idéale » cette saison. Les chiffres illustrent cette instabilité : Odegaard n’a disputé que 1 065 minutes réparties sur 19 rencontres de championnat. Une statistique famélique pour un joueur de son statut, expliquée par une série de pépins physiques : deux alertes à l’épaule en septembre, un problème au genou qui l’a écarté de huit matchs entre octobre et novembre, et désormais une gêne musculaire contractée après le nul contre Brentford (1-1).

Face à cette adversité, Mikel Arteta tient à souligner la résilience de son groupe. « Il nous a manqué pendant la plus grande partie de la saison », admet l’entraîneur, tout en saluant la capacité de l’équipe à « maintenir le niveau » malgré l’absence de son métronome et d’autres blessés longue durée. Pour Arteta, ces séquences d’indisponibilité représentent « la pire partie de la profession », d’autant plus difficile à vivre pour un joueur désireux d’être impliqué.

Si sa présence sur le terrain reste en suspens et soumise à évaluation jusqu’au dernier moment, l’influence d’Odegaard pourrait s’exercer autrement dimanche. Interrogé sur le rôle du capitaine en cas de forfait, Arteta a confirmé qu’il lui laissait « une liberté absolue » pour s’adresser au groupe avant le coup d’envoi. « Si quelqu’un veut dire quelque chose ou a discuté avec les cadres de ce qui fera la différence ce jour-là, il est le bienvenu », a précisé le coach des Gunners. Une manière de rappeler que l’impact d’un capitaine ne s’arrête pas à la ligne de touche, surtout lors d’un derby où l’aspect mental prime souvent sur la tactique.

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