Pour diriger son académie, le Jaraaf confie les clés à un ancien formateur de Gana Guèye passé par Clairefontaine

Le club de la Médina amorce un virage stratégique pour son avenir. Désireux de replacer la formation au centre de son projet sportif, le Jaraaf a choisi de s’appuyer sur un profil alliant une connaissance intime de l’institution et une solide expérience dans le développement des jeunes talents.

L’identité de ce nouveau patron de l’académie a été dévoilée : il s’agit de Moussa Camara, surnommé « Big Boy ». À près de 70 ans, l’ancien milieu de terrain fait son retour au sein de son club formateur. Comme le précise DS Sports, le technicien s’est vu confier la mission de restructurer les équipes de jeunes des Médinois, renouant ainsi avec la tradition du club.

Avant de retrouver la Médina, Moussa Camara s’est forgé une solide réputation de formateur. Rentré au Sénégal au début des années 2000 après plusieurs décennies en France, il a occupé le poste de directeur technique de l’Institut Diambars sous l’impulsion de Saer Seck. Durant son mandat, il a accompagné l’éclosion de nombreux internationaux sénégalais, à l’image d’Idrissa Gana Guèye, Pape Ndiaye Souaré ou encore Saliou Ciss.

Son parcours sur les bancs de touche trouve ses racines à l’Institut national du football de Clairefontaine. Faisant partie des premiers entraîneurs africains à y obtenir son diplôme professionnel, il a côtoyé Bruno Metsu lors de sa formation. Une proximité telle que le futur sélectionneur des Lions lui avait proposé d’intégrer son staff lors de sa prise de fonction avec la Guinée en 2000, une offre que Camara avait alors déclinée pour rester concentré sur la formation.

Sur le terrain, « Big Boy » reste associé à l’une des périodes les plus fastes du Jaraaf. Milieu de terrain de petite taille, il s’est imposé dans l’entrejeu de l’équipe première dans les années 1970. Il a notamment été l’un des artisans du doublé Coupe-championnat réalisé sans la moindre défaite en 1975, prélude à un triplé historique en championnat (1975, 1976 et 1977).

Son profil dénotait déjà à l’époque par son bagage universitaire. Titulaire d’un DEUG en droit obtenu à l’université Cheikh Anta Diop, il a participé aux championnats du monde universitaires en 1978 en Uruguay, atteignant les quarts de finale aux côtés de joueurs comme Lamine Ndiaye. C’est d’ailleurs pour poursuivre ses études de droit qu’il s’était envolé pour la France, où il a continué à évoluer dans les divisions inférieures (Melun, Amiens) avant de se tourner définitivement vers le métier d’entraîneur.

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