Si la victoire 2-0 face à Sekhukhune United a permis aux Mamelodi Sundowns de reprendre une bouffée d’oxygène au classement, l’ambiance n’est pas au triomphalisme démesuré dans les vestiaires. Repassés devant au classement de la Betway Premiership, les « Brazilians » savent que cette avance arithmétique reste fragile. Miguel Cardoso, l’entraîneur des champions en titre, refuse de s’y tromper et pointe du doigt une nouvelle réalité concurrentielle qui risque de maintenir le suspense jusqu’à la dernière journée.
Le succès obtenu mardi soir au Peter Mokaba Stadium, grâce à deux buts tardifs, place désormais les Sundowns à 32 points, soit trois longueurs d’avance sur leur dauphin, les Orlando Pirates. Une opération comptable positive, certes, mais en trompe-l’œil. Les Pirates, avec 29 points, comptent encore deux matchs en retard. Si les géants de Soweto remportent ces confrontations, la pole position changera de main. Une situation précaire dont Cardoso a parfaitement conscience, tout en rappelant une vérité du terrain : « Les matchs en retard ne garantissent pas des points ».
**Une concurrence qui s’arme pour la guerre d’usure**
Au-delà de la simple arithmétique, le technicien portugais observe une tendance de fond qui modifie la physionomie du championnat sud-africain. Selon des propos relayés par Sportswire, Cardoso estime que l’hégémonie des Sundowns est désormais contestée par des rivaux structurellement plus forts. « Il est clair que nos adversaires, année après année, accumulent de l’énergie et renforcent leurs effectifs pour lutter contre le succès dont jouissent les Sundowns », analyse-t-il.
Pour le coach, la victoire contre Sekhukhune « remonte le moral de l’équipe », mais ne valide rien de définitif. « Ce championnat, comme je l’ai dit au début, se jouera probablement à la toute fin. Je ne crains pas de le répéter : la ligue est très difficile. » L’exigence est donc maximale : il faudra rester concentré aussi bien dans les temps forts que dans les turbulences pour espérer conserver la couronne.
**Le casse-tête du calendrier : entre Kigali et le choc du 18 février**
La gestion de cet effectif sera d’autant plus cruciale que le calendrier ne laisse aucun répit. À peine sortis de leur duel domestique, les Sundowns doivent basculer mentalement vers la scène continentale. L’équipe s’envole ce mercredi pour le Rwanda, où elle affrontera de nouveau Al Hilal vendredi en Ligue des Champions de la CAF, quelques jours après le match nul (2-2) concédé face à ce même adversaire dans le groupe C.
« Il est temps de clore le chapitre du championnat et de se concentrer sur les matchs de groupe de la Ligue des Champions », a martelé Cardoso. La rotation sera la clé, le coach affirmant que « la confiance est décisive » envers ceux qui débutent comme ceux qui entrent en jeu.
Le programme à venir s’annonce dantesque : après le déplacement à Kigali, les Sundowns enchaîneront avec la Nedbank Cup contre Gomora United le 4 février, un déplacement contre Eloi Lupopo le 6 février, et la réception du MC Alger le 13 février. Ce n’est qu’après ce marathon continental que les regards se tourneront vers la date fatidique du 18 février. Ce jour-là, à l’Orlando Amstel Arena, les Sundowns défieront les Orlando Pirates. D’ici là, le classement aura peut-être évolué, et ce choc pourrait bien confirmer la prophétie de Cardoso sur une saison qui se jouera sur le fil du rasoir.


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