« Son fils est allé s’entraîner ailleurs » : l’argument factuel brandi pour contester la capacité de gestion de Tapha Gueye

Le 21 février prochain, le stade Léopold Sédar Senghor accueillera un scrutin décisif pour l’avenir de la lutte dans la capitale. Alors que les tractations s’intensifient pour la présidence de la Ligue de Dakar, la campagne prend une tournure particulièrement virulente. Au-delà des programmes et des promesses de gestion, l’un des candidats a choisi d’angle de l’attaque personnelle pour fragiliser un concurrent historique.

Engagé sous la bannière de la coalition « Bira Président », Babacar Diagne, plus connu sous le nom de Doudou Diagne Diecko, multiplie les visites de terrain. Des Parcelles Assainies à Rufisque, en passant par Keur Massar et Yeumbeul, le candidat assure avoir déjà sécurisé une large part des soutiens. Selon ses déclarations recueillies par Lutte TV, plusieurs écuries de Dakar l’auraient même dispensé de visite, lui garantissant leur vote par anticipation face à ses deux rivaux, Mamadou Diop et Moustapha Gueye.

Sur le fond, le programme défendu par Doudou Diagne Diecko se veut pragmatique et centré sur les besoins primaires des acteurs de l’arène. Il promet notamment la mise en place d’une couverture maladie universelle pour les lutteurs et d’une assurance adaptée aux risques du métier. Le volet sportif prévoit l’instauration de tournois départementaux aboutissant à un championnat régional, le « Drapeau du Maire de Dakar ». Cette compétition servirait de levier de sélection pour composer l’équipe de la capitale en vue du Drapeau du Chef de l’État. Des subventions aux écuries et des formations professionnelles complètent cette offre programmatique.

Mais c’est sur le terrain de la confrontation directe que la campagne s’enflamme. Doudou Diagne Diecko a profité de sa tribune pour porter une charge lourde contre Moustapha Gueye. Estimant que le 2ème Tigre de Fass ne dispose pas des compétences requises pour diriger l’instance régionale, il appuie son argumentation sur la situation actuelle de l’écurie Fass. « Il n’arrive même pas à gérer l’écurie Fass qui va directement vers l’implosion », affirme-t-il, avant d’illustrer son propos par un fait précis : « La preuve, son fils est allé s’entraîner avec les lutteurs de Malika pour préparer son combat. » L’attaque cible également le passé de dirigeant de son adversaire, accusé d’avoir quitté le CNG faute de gains personnels.

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