Face à l’armada de Pep Guardiola, la moindre hésitation se paie cash. Fulham en a fait l’amère expérience lors de son déplacement à l’Etihad Stadium, voyant le sort de la rencontre scellé avant même la pause. Si les Cottagers ont tenté de redresser la barre par la suite, le mal était fait. Au micro de la presse anglaise, le milieu de terrain nigérian est revenu sur cette entame catastrophique en pointant du doigt une erreur d’approche mentale bien précise.
Le tableau d’affichage est cruel mais reflète la physionomie du début de match : trois buts encaissés en l’espace de seize minutes. Une séquence dévastatrice qui a réduit à néant les espoirs des visiteurs. Pour Alex Iwobi, la raison de cet effondrement ne se trouve pas uniquement dans la supériorité technique de l’adversaire, mais dans le comportement de sa propre équipe.
**Un complexe d’infériorité fatal**
Relayé par nos confrères de *Complete Sports*, l’ancien Gunner livre une analyse sans concession de la première période. Selon lui, Fulham a oublié de jouer son jeu en se focalisant trop sur le pedigree de l’adversaire. « Nous avons montré trop de respect à Manchester City en première mi-temps », déplore l’international nigérian.
Cette déférence excessive s’est traduite par un manque d’agressivité flagrant dans les duels et le quadrillage du terrain. « Nous étions trop passifs. Nous n’avons pas assez pressé, moi y compris – c’est évidemment un problème collectif », précise-t-il. Une passivité qui a permis aux Citizens de dérouler leur football sans véritable opposition durant les quarante-cinq premières minutes.
**Le regret du réalisme**
Le paradoxe, souligné par Iwobi, réside dans le visage affiché au retour des vestiaires. « C’était un match à deux visages. En seconde période, nous nous sommes rendu justice et avons bien joué », note le milieu de terrain. Mais à ce niveau de compétition, la réaction tardive ne suffit pas, surtout lorsque l’efficacité offensive fait défaut.
Iwobi regrette notamment l’incapacité de son équipe à convertir ses rares opportunités, un péché mortel face au champion en titre. « Nous avons eu quelques occasions, mais quand vous jouez contre des joueurs de classe mondiale, vous devez saisir votre chance et nous ne l’avons pas fait », analyse-t-il, avant de conclure sur la nécessité de tourner la page immédiatement après des discussions en interne.
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