L’avènement de la Fédération Sénégalaise de Lutte (FSL) marque un tournant dans la gouvernance de la discipline. Au cœur des réformes structurelles portées par l’instance, la question épineuse de la gestion financière des combats fait l’objet d’une refonte majeure. Le président Bira Sène a détaillé les mécanismes qui régiront désormais les transactions entre les deux forces vives de la lutte.
La transition du Comité National de Gestion (CNG) vers une structure fédérale ne se limite pas à un changement d’appellation. Dans un entretien accordé au quotidien Le Soleil des Sports et relayé par Lutte TV, le patron de la lutte sénégalaise a officialisé la fin de la libéralisation totale des émoluments dans l’arène. L’objectif affiché est de rationaliser l’économie de la discipline via une mesure centrale : le plafonnement des cachets.
Cette régulation financière s’appuie sur une segmentation stricte des athlètes. Selon les précisions apportées par le dirigeant, les lutteurs seront désormais répartis en trois catégories distinctes : classe A, classe B et classe C. Si les fourchettes exactes des montants n’ont pas encore été communiquées publiquement, le principe de proportionnalité est acté. Un athlète disposant de la licence A, correspondant à l’élite de la discipline, devra obligatoirement percevoir un montant « conséquent » et corrélé à son statut, interdisant de facto les négociations en deçà des standards fixés par la fédération.
La réforme ne s’applique pas uniquement aux sportifs, mais restructure également le métier d’organisateur. Bira Sène a annoncé que les promoteurs seront soumis à cette même logique de classification (A, B et C). Cette hiérarchisation déterminera leur champ d’action opérationnel. Le détenteur d’une licence de promoteur de catégorie A, la plus prestigieuse et la plus onéreuse, disposera d’une liberté totale d’organisation sur l’ensemble de la chaîne, des combats préliminaires aux affiches VIP, en passant par les combats espoirs.
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