La soirée européenne au Celtic Park devait être une fête, elle s’est transformée en tribunal populaire. Lors de la lourde défaite du Celtic Glasgow face à Stuttgart (1-4) en Ligue Europa, l’atmosphère déjà tendue par des contestations contre la direction a basculé vers une cible individuelle inattendue. Si le score est sévère, c’est bien le traitement réservé par les tribunes à l’un de leurs cadres qui marque les esprits au lendemain de cette débâcle.
Le contexte était posé dès les premières secondes : des dizaines de balles de tennis lancées sur la pelouse, interrompant le match pour protester contre le conseil d’administration et l’interdiction du groupe ultra « Green Brigade ». Mais la colère collective a rapidement trouvé un visage sur lequel se cristalliser.
**Le cauchemar danois face à l’efficacité marocaine**
Titulaire dans les cages écossaises, Kasper Schmeichel a vécu un calvaire, précipité par la performance de l’international marocain Bilal El Khannouss. Dès la 15e minute, sur une série de dégagements approximatifs dont le dernier venait du gardien lui-même, le milieu offensif des Lions de l’Atlas a ouvert le score d’une frappe croisée. Le portier de 39 ans, jugé lent à se coucher sur l’action, a montré les premiers signes de fébrilité.
Après l’égalisation temporaire de Benjamin Nygren, c’est encore El Khannouss qui a profité des errances défensives pour redonner l’avantage aux Allemands d’une tête à bout portant (28e). Mais le point de rupture entre le gardien et son public est intervenu au retour des vestiaires.
**La rupture consommée avec les tribunes**
À la 57e minute, sur une frappe de Jamie Leweling qui semblait captable, Schmeichel a tenté de repousser le ballon mais n’a fait que l’accompagner dans ses propres filets. Une erreur technique flagrante qui a déclenché l’hostilité immédiate du Celtic Park.
Selon les observations sur place rapportées par PLZ Soccer, chaque touche de balle de l’ancien joueur de Leicester a ensuite été accompagnée de copieux sifflets venant de ses propres supporters. La situation a atteint son paroxysme lorsqu’un arrêt anodin sur une frappe de Tiago Tomas a déclenché des applaudissements sarcastiques dans les travées. Une scène rare pour un joueur de ce calibre, déjà critiqué depuis son retour de blessure à l’épaule la saison dernière.
Le quatrième but inscrit par Tiago Tomas dans le temps additionnel n’a fait que sceller une soirée où le lien de confiance entre le dernier rempart et son public semble s’être rompu.
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