C’est une entrée en matière dont rêvent tous les techniciens, mais que peu parviennent à matérialiser aussi vite. Pour sa première sortie officielle sur le banc de Nottingham Forest, Vitor Pereira a frappé un grand coup en barrage aller de la Ligue Europa. Une victoire nette (3-0) face au Fenerbahçe qui place le club anglais en position idéale avant le retour. Pourtant, au moment d’analyser cette performance, le nouvel entraîneur a refusé de tirer la couverture à lui, préférant mettre en lumière une réalité logistique implacable.
Le tableau d’affichage du City Ground a affiché un score sans appel grâce aux réalisations de Murillo, Igor Jesus et Morgan Gibbs-White. Mais pour Vitor Pereira, dont les propos ont été relayés par Hayters, ce succès ne porte pas la signature du staff technique. « Aujourd’hui, c’est une victoire des joueurs et des supporters. Pas celle de l’entraîneur », a tranché le technicien portugais dès le coup de sifflet final.
Cette humilité affichée repose sur un constat pragmatique : le temps. Arrivé il y a quelques jours seulement, Pereira estime que son impact tactique reste pour l’instant minime. « L’entraîneur n’a eu que trois jours pour préparer le match », a-t-il rappelé. Selon lui, le résultat découle exclusivement de la qualité intrinsèque de l’effectif et de sa capacité à s’organiser de manière autonome, portée par l’ambiance du stade.
**La priorité donnée au mental sur la tactique**
Si le temps a manqué pour révolutionner le jeu, le discours, lui, semble avoir fait mouche. Pereira a insisté sur l’aspect psychologique comme levier principal de ce redressement spectaculaire. « J’ai accepté ce travail parce que je crois en la qualité des joueurs, au club et aux supporters. C’est une question de confiance », a-t-il expliqué.
L’analyse du coach se déporte ainsi du terrain vers les têtes. Pour lui, la clé du match n’était pas un schéma de jeu complexe, mais l’attitude. « Nous ne pouvons pas contrôler le résultat, mais nous pouvons contrôler l’effort. Ce n’est pas tactique, c’est mental », a précisé l’ancien entraîneur de Porto. Cette approche visait à libérer un groupe qui devait se sentir « fier » au terme des 90 minutes.
Malgré l’euphorie de ce 3-0, Vitor Pereira maintient la pression avant le déplacement en Turquie. Il a averti son vestiaire que la seconde manche exigerait la même résilience psychologique : « Le deuxième match sera difficile, c’est certain. Nous devons être prêts, mentalement plus que tactiquement, pour les affronter à nouveau. »
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