Jamais vue en huit tentatives à Ahmedabad : la statistique brisée par les Proteas pour s’offrir la Nouvelle-Zélande

C’était une rencontre où l’histoire et les statistiques semblaient vouloir s’opposer. Dans un tournoi où certaines tendances semblaient gravées dans le marbre, l’Afrique du Sud a livré une prestation qui fera date à Ahmedabad, confirmant son ascendant psychologique sur un adversaire qu’elle domine outrageusement dans cette compétition.

En s’imposant par sept guichets face à la Nouvelle-Zélande, les Proteas ne se sont pas contentés de valider une nouvelle victoire. Ils ont surtout déjoué les pronostics liés aux conditions de jeu.

**Une anomalie statistique corrigée**

Selon les données rapportées par notre source Sportswire, la tâche s’annonçait plus complexe que ne le suggère le tableau d’affichage. Avant cette rencontre, aucune équipe n’avait réussi à remporter un match en poursuivant le score (« chasing ») lors des huit précédentes tentatives sur cette pelouse durant le Mondial. C’était une première en neuf rencontres : réussir à chasser une cible de 176 runs avec une telle autorité relève de la performance majeure dans ce contexte spécifique.

La décision de la Nouvelle-Zélande de battre en premier, après avoir perdu le toss, semblait pourtant cohérente avec cette dynamique du tournoi. Mais la réponse sud-africaine a été immédiate et brutale.

**Jansen, l’artisan du démantèlement**

La construction de ce succès s’est d’abord jouée balle en main. Marco Jansen a livré une prestation de haute volée, signant le premier « four-for » (quatre guichets pris) de sa carrière en T20 International. Ses chiffres finaux, 4 pour 40, illustrent son impact aux moments clés.

Le gaucher a d’abord freiné les ardeurs des ouvreurs néo-zélandais en éliminant Rachin Ravindra (13) et Finn Allen (31), alors que ce dernier commençait à trouver son rythme. Plus tard, alors que Mark Chapman (48) et Daryl Mitchell menaçaient d’emmener les Black Caps vers un score monumental, Jansen est revenu briser leur partenariat de 74 runs. Résultat : la Nouvelle-Zélande a perdu son élan, ne marquant que 44 runs lors des sept derniers overs pour finir à 175/7.

**Le record de vitesse d’Aiden Markram**

La réponse à la batte a été sans équivoque. L’Afrique du Sud a démarré tambour battant, inscrivant 83 runs dès le powerplay, malgré la perte de Quinton de Kock. Ce dernier en a profité pour franchir la barre symbolique des 3000 runs en T20I.

Mais le tournant spectaculaire de la manche est venu du capitaine, Aiden Markram. Auteur d’un score invaincu de 86 runs sur 44 balles, il a surtout marqué les esprits par sa vélocité. Markram a atteint son demi-siècle (50 runs) en seulement 19 balles. Il s’empare ainsi du record du demi-siècle le plus rapide pour un Sud-Africain en Coupe du Monde T20, effaçant des tablettes la marque de 21 balles détenue par de Kock.

David Miller a scellé l’affaire d’un six autoritaire, permettant aux Proteas de conserver leur invincibilité face aux Néo-Zélandais dans l’histoire de la compétition, avec désormais cinq victoires en autant de confrontations.


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