Pour justifier l’élimination face à une D2, Abdeslam Ouaddou s’appuie sur le scénario catastrophe vécu par deux rivaux

C’est une semaine que les supporters des Orlando Pirates préféreraient oublier. Quelques jours après un revers en championnat face aux Mamelodi Sundowns, les Buccaneers ont subi une nouvelle désillusion samedi en se faisant sortir de la Nedbank Cup dès les huitièmes de finale. L’adversaire, Casric Stars, pensionnaire de la Motsepe Foundation Championship (deuxième division), a tenu bon avant de s’imposer aux tirs au but à l’Orlando Amstel Arena. Face à cette double déconvenue, l’entraîneur Abdeslam Ouaddou a tenu un discours axé sur la gestion mentale, tout en soulignant un contexte global particulier qui touche l’élite du football sud-africain.

Le technicien marocain, cité par Sportswire, reconnaît traverser la période la plus complexe de sa campagne. L’incapacité de ses joueurs à concrétiser leurs occasions durant le temps réglementaire et la prolongation a conduit à une séance de tirs au but fatale, marquée par les échecs de Nkosinathi Sibisi, Mpho Chabatsane et Nkosikhona Ndaba. Pour Ouaddou, l’urgence n’est plus tactique, mais psychologique. « Il est très important mentalement de se laver le cerveau, de redonner de la confiance et de croire aux joueurs », a-t-il martelé, insistant sur la nécessité de retrouver les ressources qui avaient permis à l’équipe d’enchaîner 11 victoires consécutives plus tôt dans la saison.

Mais au-delà de l’autocritique, l’entraîneur a tenu à placer cette élimination dans une perspective plus large. Pour atténuer la portée de cet échec face à une formation de division inférieure, Ouaddou a rappelé que les Pirates ne sont pas les seuls à souffrir dans cette édition de la Coupe. Il a explicitement fait référence aux sorties de route prématurées des Kaizer Chiefs, éliminés par Stellenbosch, et surtout des Mamelodi Sundowns, surpris par TS Galaxy au même stade de la compétition. « Je pense que nous avons vu cela avec d’autres grandes équipes également – elles sont dehors. C’est la nature de ce tournoi », a-t-il analysé, suggérant que le nivellement des valeurs sur un match couperet n’est pas un problème exclusif à son vestiaire.

Il reste désormais 13 « finales » à disputer pour sauver la saison. Le calendrier n’offre d’ailleurs aucun répit au club de Soweto : la prochaine échéance, fixée au 28 février, n’est autre que le très attendu Derby contre les Kaizer Chiefs au FNB Stadium. Un rendez-vous où la « confiance » réclamée par Ouaddou sera le facteur déterminant pour éviter que la mauvaise passe ne se transforme en crise ouverte.


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