Sous la direction de Cheikh Sarr, la BAL impose un atelier hors-terrain inédit aux 30 espoirs réunis à Saly

La Basketball Africa League (BAL) maintient sa présence au Sénégal malgré l’absence de matchs officiels à Dakar cette saison. Depuis Saly, l’instance continentale a lancé le camp BAL4HER Elevate, un rassemblement d’élite qui se distingue cette année par l’introduction obligatoire d’une compétence n’ayant rien à voir avec le ballon orange.

Si le parquet reste le juge de paix, la formation des jeunes basketteuses sénégalaises prend une nouvelle dimension sur la Petite Côte. Trente joueuses, âgées de 18 à 26 ans, ont été convoquées pour ce camp d’immersion. Issues de dix-sept clubs locaux répartis sur quatre régions (Dakar, Saint-Louis, Sédhiou et Thiès), ces espoirs bénéficient d’un encadrement de haut niveau piloté par Cheikh Sarr.

L’instructeur certifié FIBA, désormais à la tête de la sélection nationale féminine, dirige les opérations techniques. Il est épaulé par Fatou Diagne, membre du staff de la BAL et ancienne internationale, qui assure la liaison entre les générations. Le programme classique repose sur la détection des talents, le perfectionnement technique et le coaching de vie.

**La gestion financière au cœur du programme**

L’innovation majeure de cette édition réside cependant dans un module situé hors des lignes de touche. Selon nos informations relayées par *Wiw Sport*, la BAL a intégré un atelier d’éducation financière au cursus des participantes. Loin des schémas tactiques, les joueuses sont formées à la gestion de leurs revenus, aux mécanismes de l’épargne et à la construction d’une autonomie économique.

Cette approche vise à sécuriser l’avenir des athlètes, souvent vulnérables sur le plan financier une fois leur carrière lancée ou terminée. Les participantes proviennent d’un large éventail de clubs formateurs, incluant notamment le Saint-Louis Basket Club, l’ASC Ville de Dakar, le Jaraaf, ou encore la Jeanne d’Arc et Pikine.

**Une sélection drastique à venir**

Ce camp à Saly n’est que la première étape d’un processus sélectif continental qui s’étendra au Rwanda et au Nigéria en 2026. À l’issue de ces différents rassemblements, le groupe sera considérablement réduit : seules cinq à dix joueuses obtiendront leur ticket pour un programme virtuel d’accompagnement personnalisé, conçu pour structurer leur carrière professionnelle sur le long terme.

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