L’échéance est fixée au 8 février prochain. C’est à cette date que les acteurs de la lutte sénégalaise se retrouveront à l’Arène nationale pour une Assemblée générale extraordinaire décisive concernant les textes régissant la discipline. Si plusieurs amendements sont susceptibles d’être discutés lors de cette réunion, une disposition particulière du code de déontologie pourrait modifier structurellement la composition de l’entourage des lutteurs en s’attaquant à une pratique de gestion bien établie.
Au cœur de cette révision réglementaire figure la question de la représentation officielle des athlètes. D’après les éléments relayés par nos confrères de Lutte TV, le document soumis à l’approbation des acteurs entend mettre un terme à la confusion des rôles au sein des cellules familiales. Le texte stipule explicitement qu’il sera désormais interdit à un père d’exercer la fonction de manager pour son fils. Cette restriction s’étend également à la fratrie, empêchant formellement un frère de gérer les intérêts sportifs et financiers de son propre frère.
Cette règle introduite dans le code de déontologie répond à une volonté de rationalisation du milieu. L’objectif est de prévenir les conflits d’intérêts inhérents à ces relations de proximité immédiate. En séparant les liens de parenté directe des relations professionnelles, l’instance dirigeante souhaite professionnaliser davantage la gestion des carrières et assurer une transparence accrue dans les négociations de contrats au sein de l’arène.