La victoire obtenue samedi soir à l’Orlando Amstel Arena permet aux Buccaneers de recoller au sommet de la Betway Premiership. Si l’opération comptable est parfaite, la manière dont le score a été acquis laisse un goût d’inachevé au staff technique, qui attendait une sanction beaucoup plus lourde infligée à l’adversaire.
Sur le papier, la soirée des Orlando Pirates est une réussite totale. En s’imposant 2-0 face à Magesi grâce à des réalisations en première période de Relebohile Mofokeng et Yanela Mbuthuma, le club de Soweto revient à égalité de points (32) avec le leader, Mamelodi Sundowns. La performance est d’autant plus notable que les Pirates comptent un match en retard par rapport à leurs rivaux (14 rencontres disputées contre 15), bien que la différence de buts reste pour l’instant favorable aux Brazilians.
Cependant, cette domination au tableau d’affichage n’a pas suffi à satisfaire pleinement les exigences du banc de touche. Abdeslam Ouaddou, l’entraîneur des Pirates, a profité de son intervention sur SuperSport TV, relayée par Sportswire, pour souligner le manque de réalisme de ses joueurs dans la zone de vérité. Si la construction du jeu et le pressing ont fonctionné, la finition reste le point noir de la soirée.
« Nous devons être heureux des trois points […] mais en termes de finition dans le dernier tiers, c’était laborieux », a analysé le technicien. « Nous avons réussi à nous créer de nombreuses occasions de but et nous devons nous améliorer dans le dernier geste car nous aurions peut-être pu marquer six buts aujourd’hui. »
Ce besoin d’instinct de tueur (« killer instinct ») devient la nouvelle priorité du staff, surtout après le match nul vierge (0-0) concédé le week-end précédent contre Sekhukhune United. Le plan de jeu, consistant à presser haut pour étouffer les tentatives de contre-pressing adverses, a pourtant été respecté à la lettre par l’effectif.
Au-delà de la frustration offensive, Abdeslam Ouaddou retient la solidarité affichée par son groupe. « L’unité dans cette équipe est fantastique. La façon dont nous avons conservé le ballon aujourd’hui est également un élément sur lequel nous pouvons construire », a-t-il précisé. Une base sur laquelle les Buccaneers devront s’appuyer dès mardi, lors de leur déplacement au Moses Mabhida Stadium pour y affronter l’AmaZulu d’Arthur Zwane, avec l’objectif clair de reprendre seuls les commandes du championnat.

