Le sacre continental ne se joue pas uniquement sur la pelouse, il se vit désormais à travers les écrans. Alors que le Sénégal vient d’accrocher une deuxième étoile à son maillot au terme de la Coupe d’Afrique des Nations au Maroc, un acteur inattendu a joué un rôle prépondérant dans la narration de cette épopée. Loin des canaux institutionnels classiques, une stratégie digitale audacieuse a permis de briser la distance entre le public et la Tanière, transformant la consommation de l’événement.
Au cœur de ce dispositif, Edgar Barros a su imposer sa patte. Selon les informations rapportées par *Le Soleil Sports*, le créateur de contenu a bouclé la compétition avec un bilan statistique lourd : 250 millions d’impressions cumulées. Ce chiffre, bien supérieur aux 35 millions réalisés lors de la précédente édition en Côte d’Ivoire, valide une montée en puissance méticuleusement préparée. L’objectif n’était pas seulement de rapporter des faits, mais de « faire vivre » la compétition en immersion, en capturant la fibre émotionnelle qui relie les joueurs à leurs supporters.
**De la musique aux vestiaires : une approche multimédia**
Pour atteindre cette audience, la méthode a dépassé le simple cadre du reportage vidéo. Toujours d’après la même source, Edgar Barros a diversifié ses supports, allant jusqu’à la production musicale. Sur les conseils de son entourage, il a sollicité l’artiste malien Sidiki Diabaté pour une collaboration express. L’initiative s’est transformée en succès viral : enregistré en 24 heures, le morceau a dépassé les 200 000 partages et a résonné dans les stades avant et après les rencontres des Lions, participant à l’électrisation de l’ambiance générale.
Cette omniprésence médiatique s’est accompagnée d’un accès privilégié aux coulisses. Bien qu’aucun contrat officiel n’ait été paraphé avec la Fédération sénégalaise de football (FSF), le travail de terrain a fini par payer. Des vestiaires aux moments de détente, en passant par la communion avec les fans, la barrière de l’intimité a été franchie. Une séquence illustre particulièrement cette intégration : l’interview réalisée avec le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, lors de la remise du drapeau national.
**Une gestion de la distance**
L’immersion comportait toutefois un risque : celui de l’intrusion. La stratégie adoptée a reposé sur un équilibre précaire entre proximité et respect de la bulle des athlètes. « Il fallait les laisser venir à moi », précise l’intéressé dans les colonnes du *Soleil Sports*. Cette posture a permis de capter des instants d’authenticité sans perturber la concentration d’un groupe focalisé sur la victoire finale.
Au-delà des chiffres et des rencontres de prestige avec des personnalités comme Omar Sy ou Akon, cette couverture digitale retient surtout une leçon de résilience, calquée sur le parcours des coéquipiers de Sadio Mané. En documentant les préparatifs du pays hôte bien avant le coup d’envoi et en maintenant le cap jusqu’au trophée, cette initiative a redéfini les standards de la couverture sportive en Afrique.
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