Distancé dans la course au titre après un scénario frustrant face à Tottenham, le champion d’Angleterre traverse une zone de turbulences marquée par des décisions litigieuses. Alors que la tension est montée d’un cran dans le vestiaire concernant l’intégrité des officiels, l’entraîneur des Skyblues a tenu à recadrer le débat avec nuance.
La défaite concédée le week-end dernier, après avoir pourtant mené de deux buts, a laissé des traces. Au-delà du résultat qui relègue Manchester City à six longueurs d’Arsenal, c’est l’ouverture du score des Spurs qui cristallise les rancœurs. Sur l’action, Dominic Solanke semble commettre une faute sur Marc Guehi avant que le ballon ne finisse au fond des filets. Une séquence qui a provoqué une sortie médiatique remarquée de Rodri sur la chaîne australienne Stan Sport, le milieu espagnol estimant que « les gens ne veulent pas que nous gagnions » et remettant en cause la neutralité du corps arbitral.
Interrogé par Hayters sur ces accusations, Pep Guardiola a d’abord validé l’analyse technique de l’action litigieuse. Pour le technicien catalan, les images parlent d’elles-mêmes : « Marc contrôle le ballon, il reçoit un coup par derrière et marque contre son camp. Donc Solanke n’a pas marqué. C’est Marc qui a marqué. Si les gens pensent que ce but est valable, c’est très bien. Je ne serai pas d’accord. Mais cela ne change rien ».
Cependant, l’ancien coach du Barça a tracé une ligne rouge très claire concernant la théorie d’une persécution organisée. À la question directe sur l’existence d’une conspiration arbitrale contre son équipe, sa réponse a été catégorique : « Non, absolument pas ». Guardiola refuse de valider l’idée d’une préméditation. « Bien sûr, il n’y a pas de réunions d’arbitres planifiant où ils vont punir Man City. Je n’ai jamais dit ça ».
Si le manager reconnaît que les circonstances sont parfois défavorables, citant notamment une défaite passée à Old Trafford ou des situations d’infériorité numérique, il insiste sur la nécessité de se concentrer sur le jeu plutôt que sur la victimisation. « Je sais qu’il faut se battre contre toutes les mauvaises circonstances », a-t-il précisé, rappelant que même à dix contre onze, son équipe doit être capable de l’emporter. Une mise au point qui vise à recentrer son effectif sur le terrain alors que l’écart avec la tête du classement se creuse.