C’est un changement de pouvoir significatif qui s’est opéré mardi soir sur la pelouse humide du stade Moses Mabhida. Dans une rencontre marquant la mi-saison de la Betway Premiership, les Orlando Pirates ont non seulement confirmé leur ascendant psychologique sur AmaZulu, mais ont surtout profité de ce déplacement pour bouleverser la hiérarchie nationale. Au terme d’une rencontre maîtrisée de bout en bout, les Buccaneers s’emparent de la tête du classement, reléguant le champion en titre à la deuxième place.
Selon les informations rapportées par notre source Sportswire, cette victoire 2-0 permet aux Pirates d’atteindre la barre des 35 points. L’opération comptable est parfaite pour les hommes de Jose Riveiro qui comptent désormais trois longueurs d’avance sur les Mamelodi Sundowns. Ce succès confirme les ambitions du club de Soweto dans sa quête d’un titre de champion qui lui échappe depuis plus d’une décennie.
**Une performance individuelle déterminante**
Si le collectif a brillé, la rencontre a été marquée par l’influence prépondérante de Relebohile Mofokeng. Positionné en numéro 10, l’attaquant des Bafana Bafana a dicté le tempo de la partie, décrochant régulièrement pour organiser le jeu avec Tshepang Moremi et Oswin Appollis. Sa justesse technique a été récompensée dès la 16e minute : à la réception d’un ballon piqué de Moremi au second poteau, le jeune talent a calmement ouvert le score.
L’influence de Mofokeng ne s’est pas arrêtée là. Élu homme du match, il est également à l’origine du but du break. Après avoir bénéficié d’espace dans la défense adverse, sa frappe a heurté le montant avant de rebondir sur le gardien Darren Johnson, malheureux sur cette action officiellement comptabilisée comme un but contre son camp.
**Une domination tactique et historique**
Sur le terrain, la stratégie prudente d’AmaZulu, basée sur l’attente et la contre-attaque, a rapidement montré ses limites face à la maîtrise des visiteurs. L’entraîneur d’Usuthu, Arthur Zwane, a manifesté à plusieurs reprises sa frustration depuis la ligne de touche, voyant son équipe incapable de presser efficacement les porteurs de balle adverses. Si les locaux ont montré un léger mieux après la pause, notamment sur un coup franc de Riaan Hanamub détourné par Sipho Chaine, la domination des Pirates n’a jamais été réellement contestée.
Ce résultat prolonge une statistique douloureuse pour le club de Durban. AmaZulu n’a plus battu les Pirates à domicile depuis le 28 octobre 2009. Depuis cette date, les Buccaneers ont visité la ville côtière à 16 reprises sans concéder la moindre défaite, totalisant six victoires. Plus frappant encore, les Pirates restent invaincus face à cet adversaire au stade Moses Mabhida depuis l’ouverture de l’enceinte au football domestique après le Mondial 2010.
Les nouveaux leaders du championnat retrouveront cette même pelouse dès samedi pour affronter Tshakhuma Tsha Madzivhandila en 16es de finale de la Nedbank Cup, tandis qu’AmaZulu tentera de se relancer mardi prochain sur le terrain de Polokwane City.

