L’ultime confrontation verbale avant le verdict de l’enceinte a permis de mesurer l’écart psychologique qui sépare désormais les deux protagonistes. Alors que les amateurs de lutte se préparent pour le gala organisé par Albourakh Events ce dimanche 1er février, la traditionnelle séance de « Jakaarlo » a pris une tournure particulièrement offensive, confirmant le changement de statut revendiqué par l’un des combattants.
Le duel entre Talfa et Amanekh, très attendu à l’Arène nationale, ne se joue pas seulement sur le plan physique. La dynamique mentale semble avoir clairement basculé du côté du « Gamer ». Marqué par une période difficile ponctuée de deux revers consécutifs face à Pokola et Youssou Ndour, le lutteur a su inverser la tendance lors de la saison écoulée en dominant Armée. Ce succès a visiblement agi comme un déclic, transformant son approche des grands rendez-vous.
Une hiérarchie repensée unilatéralement
Cette confiance retrouvée s’est traduite par une agressivité verbale rare lors du dernier face-à-face. Loin de la prudence habituelle des veilles de combat, Talfa a choisi de nier la menace que représente son adversaire. Selon les propos relayés par notre confrère Wiw Sport, le lutteur ne considère plus Amanekh comme un obstacle majeur, mais comme une étape anecdotique.
« Amanekh n’est rien d’autre qu’un simple lutteur et il sait que je suis différent des jeunes lutteurs qu’il a battus », a-t-il lancé, cherchant à isoler son opposant de ses succès passés. Cette stratégie de dénigrement tactique s’est poursuivie avec une promesse de correction technique : « Doo touss (tu n’es rien) et je vais te corriger avant de te battre. »
Le titre de Roi des arènes en ligne de mire
L’assurance affichée par Talfa repose sur une ambition qui dépasse le cadre de ce combat du 1er février. Le lutteur ne cache plus sa volonté de s’asseoir sur le trône de la discipline, une projection qui explique son dédain pour l’échéance immédiate. « Mon objectif est de devenir un jour Roi des arènes. Donc Amanekh n’est même pas dans mes plans », a-t-il précisé.
En évacuant son adversaire de son plan de carrière, Talfa place la barre très haut pour ce dimanche. Il devra désormais joindre les actes à la parole et prouver que cette assurance n’était pas une simple posture de communication, mais bien le signe d’une montée en puissance vers les sommets de la lutte sénégalaise.