Le football local nigérian prépare sa mue pour la saison à venir. Soucieuse d’optimiser le développement des talents et la fluidité des compétitions au sein du troisième échelon national, la direction de la Nationwide League One (NLO) a validé une réorganisation structurelle importante. Olugbenga Ogunnowo, directeur des opérations de la ligue, a confirmé à nos confrères de Complete Sports les modalités précises de la reprise, marquant une rupture avec les systèmes précédents.
**Un calendrier fixé et un format fluidifié**
Le coup d’envoi de la saison 2025/2026 est officiellement programmé pour le 10 avril 2026. Au-delà de cette date, c’est le changement de format qui retient l’attention des observateurs. La ligue abandonne les anciens systèmes zonaux, souvent sources de complications logistiques, pour adopter un format classique de matchs aller-retour.
Selon les précisions apportées par Olugbenga Ogunnowo, cette décision vise à « réduire, voire éliminer complètement, les goulots d’étranglement » rencontrés par le passé. L’objectif est d’offrir une régularité compétitive plus stable aux clubs engagés.
**Regroupement géographique et gestion des coûts**
La mise en place de ce championnat s’accompagne d’une logique économique stricte. À l’issue de l’exercice d’enregistrement en cours, les équipes seront réparties en groupes basés sur la proximité géographique. Cette mesure pragmatique entend limiter les distances de déplacement et alléger les charges financières qui pèsent sur les budgets des clubs amateurs et semi-professionnels.
Concernant les enjeux sportifs, la direction de la NLO maintient sa ligne directrice. Huit équipes obtiendront leur promotion vers la Nigeria National League (NNL), la deuxième division, au terme de la saison. Le dirigeant a qualifié cette structure de promotion de « sacro-sainte », précisant qu’elle s’appliquera indépendamment du nombre final de groupes constitués.
**Le modèle milanais comme référence logistique**
Pour faciliter l’organisation des rencontres, l’instance dirigeante autorise officiellement le partage des stades. Si plusieurs clubs d’une même zone géographique sélectionnent la même enceinte, la NLO validera ce choix, à condition que les infrastructures répondent aux normes homologuées.
Pour justifier cette flexibilité, Olugbenga Ogunnowo n’hésite pas à citer des références du haut niveau européen : « Si deux géants de la Serie A comme l’AC Milan et l’Inter peuvent partager confortablement le même terrain à San Siro, pourquoi nos équipes de NLO ne pourraient-elles pas faire de même ? » L’ajustement se fera uniquement sur la programmation, avec une alternance des matchs le samedi et le dimanche.
La NLO réaffirme ainsi sa vocation d’incubateur, cherchant à exposer les jeunes talents aux exigences de la compétition avant leur éventuelle ascension vers la NNL et la NPFL.